mardi 21 mai 2013
lundi 13 mai 2013
Schizophrénie: un nouveau départ pour Richard
Richard, qui souffre de schizophrénie, déménagera et vivra bientôt de façon autonome dans son nouvel appartement. (photo: pacophoto.ca)
- Publié le 23 Avril 2013
- Publié le 23 Avril 2013
- Josianne Desjardins Montréal Express
« Je pensais que c'était normal, d'entendre des voix. Je voyais ça dans les bandes dessinées quand j'étais jeune, la petite voix du diable d'un côté et de Dieu, de l'autre.»
- Sujets :
- Institut Pinel , ISMM , Institut Philippe-Pinel de Montréal , Montréal , Pointe-aux-Trembles
Après avoir habité neuf ans dans un appartement supervisé et géré par l'Institut en santé mentale de Montréal (ISMM) à Pointe-aux-Trembles, Richard, schizophrène, s'apprête à voler de ses propres ailes et vivre seul dans une habitation à loyer modique (HLM).
L'homme de 47 ans a appris qu'il souffrait de cette maladie mentale lorsqu'on l'a conduit à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal. Richard s'était isolé dans le bois et a enterré des armes à feu qu'il possédait, sans se souvenir où elles se trouvaient.
« J'ai travaillé six ans dans l'armée et j'ai perdu mon emploi, ma conjointe m'avait laissé. Je suis donc allé vivre seul dans le bois. J'allais seulement une fois par mois au marché du village. Ma famille s'inquiétait de mon état. Un jour, les policiers m'ont appelé. Ils m'ont dit que j'avais rien fait de mal. Ils voulaient m'aider », raconte Richard.
Une fois arrivé à l'Institut Pinel, les médecins lui ont donné le diagnostic de schizophrène affectif. On lui a prescrit des médicaments et c'est là qu'il s'est aperçu qu'il n'entendait plus ses fameuses voix. « J'avais l'impression que Dieu m'avait abandonné », se souvient-il.
En plus de sa maladie, Richard avait l'habitude de fumer un joint chaque soir, avant de se coucher. Il lui arrivait aussi de consommer des drogues dures, comme de la mescaline ou du GHB.
Richard a donc séjourné pendant plus d'un an à l'Institut Pinel avant de se retrouver en appartement supervisé. « J'étais content d'arriver ici, de pouvoir me faire à manger à l'heure que je voulais », soutient-il.
Les 22 locataires de cette ressource d'hébergement participent à des activités de réinsertion socioprofessionnelle auprès de certains organismes, trois fois par semaine, et se réunissent souvent lors de cafés-rencontre et diverses sorties organisées par des intervenants, qui assurent une présence dans l'immeuble 24 heures sur 24.
Éviter la rechute
Richard est très emballé à l'idée de déménager. Il a déjà préparé ses cartons et pense à tout ce qu'il aura le droit de faire. « Ma copine va pouvoir dormir chez moi et je n'aurai plus de coloc! », se réjouit-il.
Cependant, Richard est conscient que ce ne sera pas toujours facile de mener une vie autonome. Il devra constamment lutter contre ses envies de consommer et devra continuer à prendre sa médication quotidiennement.
« Je ne veux pas leur [la famille] faire revivre ça, insiste-t-il. Je ne me considère pas comme étant guéri. C'est toujours un travail continuel que je devrais faire sur moi-même. »
Michel Desrosiers, intervenant à la ressource d'hébergement supervisé, dit que la plupart des anciens locataires sont malheureusement retournés à l'hôpital pour traiter une psychose, après avoir retrouvé leur autonomie.
Pour éviter cette situation, Richard prévoit rencontrer un médecin une fois par semaine. Pour se donner une motivation supplémentaire, il a fait la promesse à son fils de ne plus retoucher à la drogue. Dans sa nouvelle vie autonome, il compte aussi passer plus de temps avec ses deux enfants.
Richard envisage même utiliser son expérience de vie et devant pair aidant en santé mentale. « Je veux montrer à d'autres gens qu'on peut s'en sortir », conclut-il.
L'homme de 47 ans a appris qu'il souffrait de cette maladie mentale lorsqu'on l'a conduit à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal. Richard s'était isolé dans le bois et a enterré des armes à feu qu'il possédait, sans se souvenir où elles se trouvaient.
« J'ai travaillé six ans dans l'armée et j'ai perdu mon emploi, ma conjointe m'avait laissé. Je suis donc allé vivre seul dans le bois. J'allais seulement une fois par mois au marché du village. Ma famille s'inquiétait de mon état. Un jour, les policiers m'ont appelé. Ils m'ont dit que j'avais rien fait de mal. Ils voulaient m'aider », raconte Richard.
Une fois arrivé à l'Institut Pinel, les médecins lui ont donné le diagnostic de schizophrène affectif. On lui a prescrit des médicaments et c'est là qu'il s'est aperçu qu'il n'entendait plus ses fameuses voix. « J'avais l'impression que Dieu m'avait abandonné », se souvient-il.
En plus de sa maladie, Richard avait l'habitude de fumer un joint chaque soir, avant de se coucher. Il lui arrivait aussi de consommer des drogues dures, comme de la mescaline ou du GHB.
Richard a donc séjourné pendant plus d'un an à l'Institut Pinel avant de se retrouver en appartement supervisé. « J'étais content d'arriver ici, de pouvoir me faire à manger à l'heure que je voulais », soutient-il.
Les 22 locataires de cette ressource d'hébergement participent à des activités de réinsertion socioprofessionnelle auprès de certains organismes, trois fois par semaine, et se réunissent souvent lors de cafés-rencontre et diverses sorties organisées par des intervenants, qui assurent une présence dans l'immeuble 24 heures sur 24.
Éviter la rechute
Richard est très emballé à l'idée de déménager. Il a déjà préparé ses cartons et pense à tout ce qu'il aura le droit de faire. « Ma copine va pouvoir dormir chez moi et je n'aurai plus de coloc! », se réjouit-il.
Cependant, Richard est conscient que ce ne sera pas toujours facile de mener une vie autonome. Il devra constamment lutter contre ses envies de consommer et devra continuer à prendre sa médication quotidiennement.
« Je ne veux pas leur [la famille] faire revivre ça, insiste-t-il. Je ne me considère pas comme étant guéri. C'est toujours un travail continuel que je devrais faire sur moi-même. »
Michel Desrosiers, intervenant à la ressource d'hébergement supervisé, dit que la plupart des anciens locataires sont malheureusement retournés à l'hôpital pour traiter une psychose, après avoir retrouvé leur autonomie.
Pour éviter cette situation, Richard prévoit rencontrer un médecin une fois par semaine. Pour se donner une motivation supplémentaire, il a fait la promesse à son fils de ne plus retoucher à la drogue. Dans sa nouvelle vie autonome, il compte aussi passer plus de temps avec ses deux enfants.
Richard envisage même utiliser son expérience de vie et devant pair aidant en santé mentale. « Je veux montrer à d'autres gens qu'on peut s'en sortir », conclut-il.
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Un toit, un quartier… notre communauté!
Le jeudi 16 mai 2013 - 8h à 18h
3e Forum citoyen en santé mentale
Écoutez en direct dès 10 h sur les ondes de Radio centre-ville à l'émission Folie Douce
**Limite d'inscription : mardi 14 mai à 9h**
L'Institut universitaire en santé mentale de Montréal et ses partenaires vous invitent à venir débattre de l’accessibilité et du maintien au logement pour les personnes qui présentent des problèmes de santé mentale.
- Quelles sont les possibilités d’avoir accès à un logement décent?
- Quelles sont les conditions qui permettent de garder ce logement?
- Quelles sont les solutions que nous pouvons trouver ensemble aux problèmes rencontrés?
Raison d'être
Le forum citoyen est une initiative de membres d’organismes, d’établissements et de citoyens préoccupés par les conditions de vie des personnes qui vivent avec des problèmes de santé mentale.
Objectif général
Mobiliser les organisations et les citoyens de l’Est de Montréal à contribuer et à réaliser une vision commune et dynamique d’une pleine citoyenneté des personnes qui vivent avec des problèmes de santé mentale.
Objectifs spécifiques du 3e Forum
- Permettre aux participants d’exprimer leur réflexion et leur expérience sur l’accès et le maintien au logement
- Sensibiliser les participants aux enjeux touchant l’accès et le maintien au logement
- Identifier des pistes d’actions concrètes pour contrer les problèmes que rencontrent les citoyens en difficulté touchant l’accès et le maintien au logement
- Identifier des modalités de communication pour diffuser les informations générées par l’événement
Format du Forum
Un lieu de parole et d’échanges publics permettant aux participants de différents horizons, d’apporter leur point de vue, leur perceptions et connaissances pour contribuer à mieux identifier des facettes des problématiques abordées et d’y apporter des solutions nouvelles et créatives.
Types d’activités
Ce que les personnes font et peuvent faire
- Présentation de trois témoignages illustrant les enjeux et les conditions gagnantes :
- La vie en famille (une personne utilisatrice (Chad Chouinard)
- Une personne qui vit en appartement autonome avec soutien (Anne Grenier)
- Une personne qui vit dans en appartement supervisé (Richard Breton)
Ce que les organisations publiques et communautaires font et peuvent faire :
- Entrevue avec Paul Morin (professeur agrégé ; faculté des lettres et des sciences sociales, département des sciences sociales), Formule Entrevue «Folie douce» animé par Yvan Bujold de Radio Centre-Ville.
Ce que la collectivité et leur représentants font et peuvent faire :
- Ateliers
Activités culturelles et de diffusion
- Émission de radio «Folie douce» en direct
- Pièce de théâtre : Si prêts si proches, la conquête d’une place à prendre (Société québécoise de la schizophrénie)
À qui ça s'adresse
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