mercredi 6 janvier 2016
lundi 12 octobre 2015

REPREDRE POUVOIR
Groupe associé au développement et à l'organisation des soins et services en santé mentale
Nous ne sommes pas une entreprise, mais une association d'utilisateur de service basée sur l'entraide et le Rétablissement
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Nous sommes un groupe de consultation patient-partenaire et d'entraide
Ce groupe répond au Plan ministériel d’Action en ...Afficher la suite - Description longue

Fondée en 2008, le groupe Reprendre Pouvoir est une initiative unique dans le domaine de l’intéraction en santé mentale de p... Afficher la suite - Informations générales

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Le ministre Barrette lance le plan d'action en santé mentale 2015-2020 - Faire ensemble et autrement
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Gaétan Barrette, a procédé aujourd’hui au…
PINEL.QC.CA
http://www.ottiti.net/vocable-en-sante-mentale/

Aujourd’hui, si vous voulez bien, on va parler du vocable en santé mentale. On me pose souvent cette question-là: Comment appeler les personnes qui utilisent les services en santé mentale? Est-ce qu’on dit des malades? Est-ce qu’on dit des fous? Est-ce qu’on dit des bénéficiaires? On entend handicapé du psychisme aussi, qui nous vient beaucoup d’Europe. Alors, comment est-ce qu’on les appelle? Ben, en fait, en ce qui me concerne et en ce qui concerne beaucoup de gens, comme l’indique le titre de mon livre «Je suis une personne, pas une maladie». Donc, on aime bien se faire appeler des «personnes».
Parce que si on remonte un peu dans l’histoire, avant 1960, la folie au Québec était considérée comme une fatalité de Dieu. Et oui! Donc, on les appelait les fous, tout simplement. Et, est arrivé comme ça, dans les années ’60, un monsieur qui s’appelle Jean-Charles Pagé qui a écrit un livre qui s’intitule «Les fous crient Au secours» et à partir de cela, il y a eu une commission d’enquête qui a été mis en branle qui s’appelait la Commission Bédard. Et on a changé le mot “fou” par “malade mental” et on disait: «Ben la maladie mentale, finalement, c’est pas une fatalité de Dieu, c’est une réelle maladie qui existe et qu’on doit traiter.»
Et c’est comme ça aussi qu’est né les services qu’on connait plus aujourd’hui avec les travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, psychologues, etc. Donc, vous pouvez dire merci à monsieur Bédard pour ceux qui travaillent là-dedans. Et au fil des années, le vocabulaire s’est adapté, pour répondre, justement, au besoin des personnes concernées. Après ça, il y a eu la Commission Castonguay-Neveu qui est venu aussi changer le vocable. Ensuite, il y a eu monsieur Côté qui a fait une réforme de la santé et là, vraiment, on mettait dans la loi le terme «usager» pour parler des personnes vivant un problème de santé mentale. Et, petit à petit, le mouvement associatif des gens disait si on veut travailler avec les forces de la personne, avec les capacités positives de la personne, ben on va arrêter de les voir comme des malades, on va arrêter de voir leurs incapacités et on va les traiter comme des personnes à part entière.
Surtout, aujourd’hui, on a tendance à continuer à appeler les gens, les patients, les malades, quand ils sont à l’extérieur de l’hôpital. Des fois, on peut comprendre que quand on arrive à l’hôpital, le médecin nous appelle le patient, on peut vivre avec ça. Mais quand on est sorti de l’hôpital, pis qu’on est chez-nous, dans notre appartement, et que les gens continuent à nous appeler les malades, les patients, là, j’ai un peu de misère avec ça parce qu’on est plus dans le cadre de l’hôpital, on est plus dans le cadre de soins vraiment hospitaliers. Donc il faut, à mon avis, aller vers un vocable qui est plus respectueux des gens qui sont des citoyens qui sont dans la communauté.
La même chose pour les loisirs, la même chose pour le travail, intégrer un malade, intégrer quelqu’un qui est handicapé du psychisme, ben c’est difficile. Par contre, intégrer une personne qui a des valeurs, qui a des richesses, qui a des choses à nous apporter, ben là, c’est un p’tit peu plus facile, tsé.
Donc, c’est dans cet esprit-là de dire: «Pensons-y quand on parle des personnes. On parle d’eux comme des citoyens, des citoyennes, des personnes à part entière.»
Voilà! Merci, au revoir.
Pour en savoir plus
Vocable en santé mentale
par Luc Vigneault
6 octobre 2015
Aujourd’hui, si vous voulez bien, on va parler du vocable en santé mentale. On me pose souvent cette question-là: Comment appeler les personnes qui utilisent les services en santé mentale? Est-ce qu’on dit des malades? Est-ce qu’on dit des fous? Est-ce qu’on dit des bénéficiaires? On entend handicapé du psychisme aussi, qui nous vient beaucoup d’Europe. Alors, comment est-ce qu’on les appelle? Ben, en fait, en ce qui me concerne et en ce qui concerne beaucoup de gens, comme l’indique le titre de mon livre «Je suis une personne, pas une maladie». Donc, on aime bien se faire appeler des «personnes».
Parce que si on remonte un peu dans l’histoire, avant 1960, la folie au Québec était considérée comme une fatalité de Dieu. Et oui! Donc, on les appelait les fous, tout simplement. Et, est arrivé comme ça, dans les années ’60, un monsieur qui s’appelle Jean-Charles Pagé qui a écrit un livre qui s’intitule «Les fous crient Au secours» et à partir de cela, il y a eu une commission d’enquête qui a été mis en branle qui s’appelait la Commission Bédard. Et on a changé le mot “fou” par “malade mental” et on disait: «Ben la maladie mentale, finalement, c’est pas une fatalité de Dieu, c’est une réelle maladie qui existe et qu’on doit traiter.»
Et c’est comme ça aussi qu’est né les services qu’on connait plus aujourd’hui avec les travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, psychologues, etc. Donc, vous pouvez dire merci à monsieur Bédard pour ceux qui travaillent là-dedans. Et au fil des années, le vocabulaire s’est adapté, pour répondre, justement, au besoin des personnes concernées. Après ça, il y a eu la Commission Castonguay-Neveu qui est venu aussi changer le vocable. Ensuite, il y a eu monsieur Côté qui a fait une réforme de la santé et là, vraiment, on mettait dans la loi le terme «usager» pour parler des personnes vivant un problème de santé mentale. Et, petit à petit, le mouvement associatif des gens disait si on veut travailler avec les forces de la personne, avec les capacités positives de la personne, ben on va arrêter de les voir comme des malades, on va arrêter de voir leurs incapacités et on va les traiter comme des personnes à part entière.
Surtout, aujourd’hui, on a tendance à continuer à appeler les gens, les patients, les malades, quand ils sont à l’extérieur de l’hôpital. Des fois, on peut comprendre que quand on arrive à l’hôpital, le médecin nous appelle le patient, on peut vivre avec ça. Mais quand on est sorti de l’hôpital, pis qu’on est chez-nous, dans notre appartement, et que les gens continuent à nous appeler les malades, les patients, là, j’ai un peu de misère avec ça parce qu’on est plus dans le cadre de l’hôpital, on est plus dans le cadre de soins vraiment hospitaliers. Donc il faut, à mon avis, aller vers un vocable qui est plus respectueux des gens qui sont des citoyens qui sont dans la communauté.
La même chose pour les loisirs, la même chose pour le travail, intégrer un malade, intégrer quelqu’un qui est handicapé du psychisme, ben c’est difficile. Par contre, intégrer une personne qui a des valeurs, qui a des richesses, qui a des choses à nous apporter, ben là, c’est un p’tit peu plus facile, tsé.
Donc, c’est dans cet esprit-là de dire: «Pensons-y quand on parle des personnes. On parle d’eux comme des citoyens, des citoyennes, des personnes à part entière.»
Voilà! Merci, au revoir.
Pour en savoir plus
http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2015-2016/chronique.asp?idChronique=383341

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2015/09/20150908-152629.html#.VfJG7y_v0aU.facebook
Institut Philippe-Pinel
La thérapie par avatar pour soigner la schizophrénie
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