Sexualité et problématique de santé mentale
Les théories psychosociales ont servi surtout
à étudier la sexualité et la dépression a travers Freud et sa fixation libidinale
souvent remise en question. La schizophrénie et les troubles bipolaires affectifs
n’ont pas retenu beaucoup l’attention. Donc, on peut constater un manque
important dans l’étude du développement psychosexuel qui appartient à ce champ
d’expertise surtout sur les notions d’identité, de rôle, d’orientation, et de
préférence sexuelle. En ce sens, la sexualité en santé mentale est en manque de
vécu et de connu qui favorise un malaise floue en psychiatrie en termes de
pathologie. Par chance qu’il y a un retour à l’étude de la sexologie sur la
problématique de la santé mentale. La psychiatrie aurait avantage à considérer
la dimension sexuelle et son approche comme le fait l’intervention en toxicomanie.
À travers mon vécu du Trouble Bipolaire, il sera question de constater cette
lacune au niveau du traitement, mais qui semble avoir une ouverture dans
l’approche biopsychosociale.
Les
théories cognitives postulent que la dépression est une réponse émotionnelle à
des convictions négatives de la vie. On acquiert parfois très tôt dans
l’enfance des façons de penser qui nous rendent exagérément pessimistes et ça
peut conduire à une dépression. Les théories comportementales voient la
dépression comme une conséquence d’un manque de renforcement positif. C’est un
manque d’habilité causé par le fait d’être moins exposé à des situations
agréables. Les théories interpersonnelles considèrent que l’environnement joue
un rôle prépondérant dans l’apparition de la dépression et surtout suite à des
événements négatifs comme les séparations. Les théories psychanalytiques sont
beaucoup remises en question concernant la manie et la dépression, car la part
de responsabilité personnelle ne peut-être la seule cause possible.
Actuellement, le succès du traitement
médicamenteux rend l’origine biologique du TB incontournable. Par contre, les
facteurs psychosociaux vont également jouer un grand rôle dans l’apparition et
l’évolution du trouble bipolaire. D’autres modèles suggèrent que des stresseurs
environnementaux peuvent provoquer des changements durables dans la biologie
des personnes qui provoqueraient l’apparition des épisodes dans le TB. D’autres
modèles parle que les rythmes sociaux comme se lever, manger, se coucher
rencontrer des gens et avoir une vie sexuelle sont des routines quotidiennes
qui régularisent les rythmes biologiques. Donc, si les routines de base sont
perturbés dans le trouble bipolaire les épisodes s’aggravent et une
vulnérabilité s’installe et le traitement et le rétablissement est plus long et
les rechutes sont plus fréquentes. Avec l’approche biopsychosociale, il existe
une meilleur collaboration entre les professionnels qui travail en santé
mentale et ça permet d’utiliser un plan de soin plus efficace pour les patients
dans son ensemble.
C’est l’union qui fait la force et qui amène
une meilleure ouverture d’esprit. Par contre, il y a d’autres ponts à bâtir et
la sexologie doit avoir plus de place en psychiatrie, car je crois que la
sexualité humaine dans sa globalité est le cœur du modèle biopsychosocial en
santé mentale, en sexualité et en toxicomanie pour traiter leurs problèmes de
dépendances réciproques.
PARTIE 2 :
CONNU ET VÉCU
Humeurs
troubles
Ayant
fait le tour des multiples possibilités dans le diagnostiques du trouble
bipolaire, il est temps de voir comment cette problématique se vit dans la
psyché humaine. Pour ce faire, mon expérience personnelle va contribuer à faire
du sens avec la théorie. C’est à partir de maintenant que le savoir va devenir
d’avantage subjectif, car chaque trouble de l’humeur se ressemble et unique à
la fois. Les êtres humains ont beaucoup de choses en commun, mais ils sont distinct.
C’est le même principe pour les personnes qui sont atteint du TB, car nous
sommes des personnes avant d’être une maladie.
Les problèmes psychologiques de dépendance
affective, sexuelle et de toxicomanie sont transmis par génération. C’est une
angoisse existentielle et spirituelle basée sur une quête toxique sans fin pour
l’attrait d’un soulagement extérieur à soi. Une quête maladive du SAINT-GRAAL
pour combler un vide affectif et identitaire que cause le TB. Les habilités sociales dans le TB se
manifestent par l’entremise d’une personnalité narcissique et toxicomaniaque de
type obsessive et compulsive à deux vitesses.
C’est le tout ou le rien des humeurs instables de la dépression et de la
manie qui détermine le rapport avec la réalité et illusion. Dans ce problème de
santé, il y a un mécanisme de transfert qui prédomine et qui favorise davantage
un refuge dans l’illusion et d’une existence par procuration par manque de
sublimation. En fait, c’est un mal de vivre qui a une soif de stabilisation et
qui s’exprime par une difficulté à composer avec la réalité. C’est un mécanisme
de transfert, de dépendance et un blocage bio psychosexuel. Il est important de
comprendre le caractère commun du trouble bipolaire qui est sa toxicité de
dépendance au niveau biopsychosocial. En fait, il existe une comorbidité multifactorielle
entre maladies mentales et dépendances. Par contre, la plus présente est la
toxicomanie et la dépendance affective et sexuelle. Dans un premier temps, le
débalancement chimique et électrique du TB favorise à la base un manque de
toxines essentielles qui est une carence en neurotransmetteurs qui affecte
directement la dimension sexuelle dans sa globalité ou la libido de l’enfance
se réactualise constamment à l’âge adulte comme moyen anxiolytique souvent
perturbateur au bon fonctionnment du quotidien de la personne atteinte.
Bref, le TB est à la base d’un
problème de développement biopsychosexuel. Le psychiatre Scott Peck parle de
carte périmée de l’enfance : « Cette manie de s’accrocher à une
vue dépassée de la réalité est à la base de la plupart des maladies mentales.
C’est un ensemble de perceptions, une approche du monde et un comportement
développés pendant l’enfance, qui sont tout à fait appropriés à l’environnement
de l’enfance ( et même nécessaires à la survie, mais qui sont transférés dans
l’âge adulte alors qu’ils ne sont plus utilisable. Les transferts se
manifestent toujours de manière envahissante et destructrice, mais aussi très
subtilement. Pourtant, les exemples les plus parlants sont assez peu
subtiles ».
Scott, Peck ( 1988 ) Le chemin le moins fréquenté, France : Éditeur
Laffont, p. 48-49
Le trouble bipolaire affectif et de dépendances trouble l’humeur de façon
inconsciente, mais la conscience est altéré par une dépendance toxique bien
réelle. L’importance d’une bonne médication n’est pas à discuter, mais elle
devient en soi une forme de dépendance qui à des effets secondaires sur le bon
fonctionnement de la libido qui est notre énergie de base de notre santé
physique et mentale. Sans médication on se retrouve avec le même problème, car par une automédication de dépendances aux
drogues et au sexe mène à la détérioration de l’état de santé dans son ensemble.
Comme le dit si bien le psychiatre Richard Cloutier spécialisé en santé mentale
et toxicomanie de l’hôpital (L.H), s’il existe un cocktail explosif
d’interdépendance où de comorbidité au TB et (toxicomanie et autres
dépendances). Un cercle vicieux de déstabilisation de l’humeur s’installe et
qui est difficilement traitable à moins de faire le grand ménage du plein temps
et d’être prêt à prendre les bons moyens de rétablissement. Ce qui veut dire
d’être bien médicamenté et d’entreprendre un cheminement thérapeutique
biopsychosocial pour arriver à un certain équilibre de fonctionnement possible.
Pour ce faire, il faut mettre fin à l’intoxication de l’existence chaotique de
souffrance et d’autodestruction qui est présent dans le TB et de dépendances.
Par expérience, j’ai vécu l‘instabilité dans mes humeurs tout au long de ma vie
et mon problème de dépendance est devenu mon mécanisme de défense et de survie.
Tout ce qui m’a procuré un soulagement, un bien-être, un euphorie, une
jouissance ou du plaisir dans mon existence sont devenus une toxicomanie.
Soulager mon mal de vivre à toujours été ma préoccupation première et une
motivation salvatrice pour trouver ma personnalité et ma place dans la vie.
Tous mes rêves, mes ambitions et mes
passions ont été vécu de façon obsessionnelle où passive et mon conduit à la
maladie, la dépression, la manie, la
dépendance, au délire, à la psychose et bien sûr à plusieurs hospitalisations.
Pour m’identifier un peu plus au
TB, il est important de comprendre qu’il y a des degrés dans cette maladie
allant de légers à sévères. Pour ma part, je suis atteint du trouble bipolaire
affectif le plus sévère. Pour mieux
comprendre, ma problématique l’ancienne appellation Psychose-maniaco-dépressive (PMD) donne un sens personnalité qui va
servir à mieux comprendre mon traitement
et mon rétablissement dans son
ensemble et mes démarches de croissance personnelle qui se rapporte à mon
profil. Car le traitement est unique à chacun dans le TB. Pour moi, arrêter de
consommer de l’alcool et de la drogue à été la première étape. Par la suite,
j’ai cessé l’abus de médications prescrites pour avoir vraiment les bons
éléments chimiques pour stabiliser mes humeurs. Le plus difficile est de
s’attaquer au problème de fond qui est un désordre narcissique qui existe
depuis l’enfance et qui a une double personnalité qui mène à des comportements
toxicomaniaques qui
subtilement se traduit en transfert de dépendance ( drogues et sexe via
affectivité et sexualité, spiritualités,
religion, études, travail, sports, nourritures et autres) comme drogues de
substituts qui sont toujours un obstacle au rétablissement. Pour commencer, il
faut connaître sa problématique et être à l’écoute des signaux qui mène à la
rechute et bien sûr apprendre à respecter ses limités en ce sens. C’est
maintenant le temps d’explique ce désordre psychique qui est la pollution majeure de corps et d’esprit du TB qui est
cette carte périmée en question de l’enfant blessé qui nous empêche d’être un
adulte responsable et autonome. Cette prise en change thérapeutique est
l’histoire d’une vie.
Le caractère narcissique et
toxicomaniaque du TB
(Un trouble de développement
psychosexuel)
Dans le trouble bipolaire affectif ou (PMD), il existe une double
personnalité narcissique qui est à la base des symptômes dépressifs et
maniaques au niveau biopsychosocial. Pour la dépression, c’est un narcissisme
d’hypervigilance. Il y a une hypersensibilisation aux réactions des autres qui
se dessine. En fait, le jugement des autres réel ou imaginaire devient un
envahissement total dans les pensées qui pousse au sentiment de culpabilité et
d’infériorité. La peur est l’émotion qui prédomine et l’anxiété est généralisée
et phobique. C’est la personnalité inhibé, gêné et effacé qui est omniprésente
et elle dirige l’attention sur les autres plutôt que la garder pour elle. Ses
comportements visent a évité d’être le centre de l’attention. Pour ce faire,
l’écoute attentive des autres pour détecter du mépris ou la critique sur soi
devient une angoisse souffrante qui mène à la honte toxique. En phase maniaque,
c’est tout à fait le contraire, car cette autre personnalité narcissique permet
d’accéder à la tout puissance et le jugement des autres ne l’affecte aucunement
à cause de son sentiment de supériorité qui prend toute la place. Il existe
aucune conscience des réactions de l’autre et l’arrogance et l’impulsivité le
nourrit et un sentiment de bien-être d’euphorie prédomine. La manie provoque
une centration sur soi et elle motive le besoin d’être le centre de
l’attention. La personne maniaque devient verbomotrice et elle est indifférente
à l’écoute des autres. Il y a une absence de sensibilité aux réactions des
autres et l’invulnérabilté entre en scène et plonge la personne dans les idées
de grandeurs. Le philosophe Nietzsche nous l’a bien expliqué, la personne se
sent surhumaine et devient le berger, mais la personne qui se sent inhumaine
devient le moutons C’est une perception dans l’univers de l’enfance, car la
vision de l’enfant est dichotomique et c’est le meilleur ou le pire.
Donc, il est évident que ce déséquilibre du TB est relié directement à
un retard de maturité dans le développement psychosexuel dans la petite enfance
et dans l’enfance, la puberté, l’adolescence, la maturité biologique et le
début de l’âge adulte. En ce sens, la personne bipolaire passe graduellement à
travers un chemin chaotique où son humeur, son mal de vivre, ses souvenirs douloureux,
sa fuite du réel et de l’illusion et devient une maladie qui déséquilibre sa
sensibilité, son affectivité, son émotivité, sa sexualité. Le côté
toxicomaniaque rempli la personne bipolaire de honte toxique, de culpabilité et
de sentiment infériorité, d’égo malade de supériorité, d’idées suicidaires et
d’esclavage à l’amour des autres, aux drogues, à la sexualité et aux autres
dépendances. Cette toxicité est nuisible pour la sexualité humaine dans sa
globalité et dans l’ensemble des ses dimensions comme la biologie, l’affectif,
la psychologie, le socioculturel, la spiritualité et le cognitif. Le trouble
bipolaire affectif est un ensemble de carences biopsychosociales qui affect le
rythme normal de croissance personnelle et sociale dans les perceptions de la
vie en générale et favorise un développement précoce d’un trouble de
dépendances, car son caractère toxicomaniaque inné et acquis le pousse à
s’adapté à la vie et à marcher avec des béquilles qui donne un effet de
confiance superficielle, éphémère et qui mène toujours à l’autodestruction. En
résumé, pour apprendre à composer avec le TB, il faut réapprendre à marché et à
se construire une identité distincte de confiance et de retrouver son rôle sa
vie personnelle, affective, sexuelle, relationnelle, professionnelle, sociales
et spirituelle. C’est par la voie du milieu qu’on doit canaliser son énergie
libidinale pour garder en soi la pulsion de vie et de laisser de côte la
pulsion de mort pour la fin de notre
vie.
Avec le temps, j’ai compris qu’il faut nécessairement une thérapie
sexuelle pour donner une meilleure orientation de rétablissement dans le TB et
sa dépendance au sexe. Par expérience, j’ai pris conscience que la masturbation
est une dépendance de choix pour atténuer mon anxiété. C’est son effet
dépresseur qui me soulage et dans mon cas si je m’en intoxique, je peux sombrer
dans la dépression. C’est une émotion qui me déstabilise et que je transfert en
obsession. Ce qui me fait vivre une culpabilité qui m’empêche d’être bien dans
mon esprit et mon corps et sa se traduit par une blessure spirituelle, car ma
dépendance ne vient pas de la conception et de mes valeurs que j’ai d’une
sexualité saine. C’est m’a tendance narcissique et toxicomaniaque et c’est ma
dépendances aux drogues et a l’abus de médication qui ont favorisé cette
pratique sexuelle immature et dénaturé. Je suis conscient que de consulté me
ferais un plus grands bien. Prendre soin de l’éros en soi et un acte d’amour
envers son moi authentique et permet une bonne intimité à soi et avec les
autres. L’ennemie numéro1 de l’humanité pour la santé mentale est l’isolement à
soi et aux autres.
Bref, favoriser l’approche biopsychosocial en
psychiatrie au niveau du système de la santé et surtout dans le système de
l’éducation au Québec. En fait, je crois que c’est un malaise dans notre
société qui est intoxiqué par l’hyper sexualisation de la jeune génération et
qui favorise un transfert chez l’adulte qui refuse de vieillir. Notre société
de surconsommation entretien un
narcissisme malsain et de comportement
toxicomane. Pour les personnes bipolaires il est vital d’entreprendre un
rétablissement qui nourrit son être, car le paraître est toujours voisin.
Trouver son identité est d’avoir sa propre vérité et une sexualité stable et
bien assumé.